| Juillet 2008 | ||||||||||
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Ils sont au supermarché, ils ont l’air d’un couple. Ils se promènent dans les allées, prenant ça et là des articles pour l’un ou pour l’autre. Quand ils sortent, il approche la main de son sac à main et saisit l’enveloppe à poster qui dépasse légèrement. Partant en courant vers la boîte aux lettres, il dit à Florence de l'attendre à la voiture. Il est intrigué lorsqu’il lit la destination (Villejuif) avant de la laisser dans la fente puis il part vers la voiture. Elle l’observe, scrutant son visage pendant qu’il monte puis il démarre et la fiat s’éloigne.
La porte de l’appartement s’ouvre, ils entrent. Elle marche à cloche pied, soupirant. Il la fait s’installer sur le canapé et poser le pied sur la table. Puis il part vers la salle de bain
Florence :
Ce n’est rien ça me fait ça souvent mais ça va passer tout seul. La cheville c’est mon point faible.
Il revient avec un tube de crème, qu’il ouvre en s’asseyant sur la table.
Florence :
Non mais je te dis c’est rien, je…
Guy :
Chhhhh, c’est bon. Il faut bien s’occuper.
Il commence à lui enlever sa chaussure, puis après s’être versé de la crème sur les mains il lui masse la cheville. Alors le regard de la jeune fille change. On sent qu’elle apprécie ce qu’il fait, elle est touchée par la bonté et la douceur de Guy mais subitement elle retire son pied, se lève et déclare qu’elle va se reposer dans le lit. D’un pas pressé, elle sort du salon. Guy reste sur place, les mains dans le vide comme s’il tenait encore ce pied délicat.
Rentrant dans la chambre, elle ferme la porte derrière elle puis soupire. Elle semble vouloir faire demi-tour puis s’arrête et se conjure elle-même de ne pas faire l’idiote, de ne pas être sentimentale. Elle va sur le lit, et s’allonge en position fœtale.
Guy finit de préparer une omelette dans la cuisine. Il rajoute des lardons dans la poêle puis la laisse sur le feu. Il va vers la porte de la chambre et frappe doucement. Sans réponse, il entrouvre et jette un œil à l’intérieur. Elle est allongée sur le lit, endormie. Il ferme délicatement la porte et va manger, seul.
Ce sont des colocs et il est homo ?