| Novembre 2009 | ||||||||||
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Depuis deux jours je n'ai aucune nouvelle de Léa. Elle n'a pas répondu à mes coups de fil et aux sonneries suivait le répondeur. Toujours. Aucun intérêt de laisser un message ou alors pour lui dire à tout à l'heure, en cours.
Je ne dois pas rater le train de 21, elle le prend avec moi normalement. Alors je marche plus vite. J'arrive sur le quai mais elle n'est pas là. Le train arrive, je monte et quand je tourne une dernière fois la tête je la vois. Elle est montée dans le wagon voisin. La sonnerie retentit. Trop tard. J'attends calmement mais sitôt le train de nouveau arrêté je sors la rejoindre. Je fais le tour du wagon. Elle n'est pas là.
Un parvis immense, peu de chance de la retrouver et pourtant je perd du temps à la chercher. J'aurais plus de chance en cours. J'arrive juste quand la porte va se refermer mais rentre tout de même. Je vais m'asseoir rapidement tout en jetant de rapides coup d'œil. Elle n'est pas là et l'inquiétude… On frappe à la porte, c'est elle. Léa rentre et s'assied juste à l'entrée. Je suis à l'autre bout de la salle. Il y avait deux places libres. Pour qu'elle puisse me rejoindre. C'est vrai qu'il vaut mieux ne pas chercher de place quand on arrive en retard. Je suis stupide.
Le cours est terminé, elle s'est évanouie dans la nature. Je cherche à la joindre mais sans aucune sonnerie préalable son répondeur se déclenche. Je peux toujours lui donner un rendez vous. Un
rendez-vous chez nous, elle aimera ça. Elle me pardonnera. Elle a l'air fâchée. Je ne sais pas pourquoi mais ça va partir. C'est sûr.
Dans ma chambre, j'attends l'heure. C'est juste à côté chez nous alors je ne me précipite pas. Je me sens
seul comme autrefois et je n'aime pas ça. Il est temps.
Il est beau ce jardin. Je ne m'en souvenais plus. Pourtant c'est chez nous. Elle est en retard. Voilà cinq heures qu'elle aurait dû venir. La nuit tombe maintenant et ça m'énerve.
Je pars chez elle. Heureusement je la croise en chemin mais elle ne me voit pas. Elle est loin devant alors je cours. Elle court aussi. Puis s'arrête. Elle est dans les bras d'un homme. Je n'aime pas comme ils me regardent. Je suis pétrifié au beau milieu de la route. Je dois la rejoindre, la reprendre. Je crois que je me rapproche, qu'elle se rapproche. Je vais lui reprendre. Mais j'ai mal. Je tombe, j'ai été frappé. Il devait être trop jaloux. Le bitume me fait mal à la tête. Heureusement il y a le soleil. Il me recouvre. Avant que la lumière ne m'englobe, elle apparaît au dessus de moi.
Elle est là, elle est là, elle sera toujours là, toujours…
Voici mon blog, celui de Skapin, créateur d'histoires aux divers projets. J'espère que vous serez nombreux à venir partager leur avancée avec moi.